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Ce que la mort de mon père m'a appris sur les blessures invisibles

27/07/2026 4 min de lecture
Ce que la mort de mon père m'a appris sur les blessures invisiblesJe vais vous raconter quelque chose de très personnel.C'est probablement la véritable raison pour laquelle je fais aujourd'hui ce métier.Lorsque j'étais e...

Ce que la mort de mon père m'a appris sur les blessures invisibles

Je vais vous raconter quelque chose de très personnel.

C'est probablement la véritable raison pour laquelle je fais aujourd'hui ce métier.

Lorsque j'étais enfant, mes parents ont traversé une épreuve extrêmement éprouvante. Ils étaient engagés dans une longue procédure judiciaire contre un ancien employé.

Après des années de combat, ils ont finalement obtenu gain de cause.

On pourrait croire que l'histoire s'arrête là.

Pourtant, l'année suivante, mon père a déclaré un cancer de la gorge. Quelques mois plus tard, il décédait.

Un an après sa disparition, ma mère développait à son tour d'importants problèmes de santé, notamment des fibromes.

Aujourd'hui encore, je serais incapable de dire s'il existe un lien entre ces événements.

Je ne le sais pas.

Et je ne prétendrai jamais le savoir.

La médecine est infiniment plus complexe que cela.

Il serait faux et dangereux d'affirmer qu'un choc émotionnel provoque une maladie.

En revanche…

Je sais exactement ce qui s'est passé dans la tête de la petite fille que j'étais.

Mon inconscient a fabriqué une croyance.

Une croyance qui disait :

« Les grands chocs émotionnels rendent malade. Si je veux vivre, je dois absolument prendre soin de mon équilibre intérieur. »

Était-elle vraie ?

Peut-être.

Était-elle fausse ?

Peut-être aussi.

Mais ce n'est finalement pas la question.

Parce que nos vies ne sont pas uniquement dirigées par des vérités.

Elles le sont aussi par les croyances que notre cerveau construit pour nous protéger.

Et c'est précisément cela qui me passionne aujourd'hui.

Nous avons tous des croyances.

Certaines nous élèvent.

D'autres nous enferment.

Certaines viennent de notre enfance.

D'autres d'une rupture, d'un deuil, d'une humiliation, d'un licenciement, d'une trahison, d'un échec ou simplement d'une phrase entendue au mauvais moment.

Puis elles deviennent silencieusement notre réalité.

On finit par croire que :

je ne suis pas assez ;

je dois tout contrôler ;

je dois faire plaisir à tout le monde ;

si je réussis, je vais être rejeté ;

je dois porter les problèmes des autres ;

je n'ai pas le droit d'être heureux.

Avec le temps, ces croyances influencent nos décisions, nos relations, notre confiance en nous et parfois même notre manière de vivre notre quotidien.

C'est là que j'ai découvert Deepli.

Et, très honnêtement, cette méthode m'a bluffée.

Pas parce qu'elle fait des miracles.

Pas parce qu'elle remplace un médecin, un psychologue ou un traitement.

Mais parce qu'elle permet souvent d'aller rencontrer ces mécanismes inconscients qui continuent de nous faire souffrir alors même que l'événement appartient au passé.

C'est ce qui m'a donné envie de devenir accompagnante.

Aujourd'hui, mon ambition n'est pas de convaincre qui que ce soit que les émotions sont responsables des maladies.

Ce serait simplifier une réalité infiniment plus complexe.

En revanche, je suis convaincue d'une chose.

Nos blessures invisibles méritent autant d'attention que nos blessures physiques.

Lorsqu'on se casse une jambe, on consulte.

Lorsqu'on souffre d'une rage de dents, on consulte.

Alors pourquoi attendons-nous parfois des années avant de prendre soin de notre monde intérieur ?

Pourquoi acceptons-nous de vivre avec une peur permanente, une culpabilité qui nous ronge, une colère qui ne passe pas ou une loyauté familiale qui nous empêche d'avancer ?

Nous sommes prêts à passer des heures chaque semaine sur les réseaux sociaux.

À regarder la vie des autres.

À consommer du contenu que nous aurons oublié quelques heures plus tard.

Mais combien de temps consacrons-nous réellement à comprendre ce qui nous empêche d'être pleinement libres ?

Une séance peut parfois débloquer énormément de choses.

Mais lorsqu'un schéma s'est construit pendant dix, vingt ou quarante ans, il mérite souvent davantage qu'une intervention ponctuelle.

Il mérite un véritable travail sur soi.

Un accompagnement.

Parce que derrière chaque peur se cache souvent une histoire.

Derrière chaque réaction excessive, une blessure.

Derrière chaque blocage, une croyance.

Et lorsque ces croyances commencent enfin à s'effondrer, ce n'est pas seulement un comportement qui change.

C'est une façon entière de vivre.

Si mon histoire m'a appris une chose, ce n'est pas que les émotions rendent malades.

C'est qu'elles méritent d'être écoutées, comprises et traversées.

Et que parfois, le plus beau cadeau que l'on puisse se faire n'est pas d'attendre que le temps fasse son œuvre.

C'est de décider que son histoire ne dirigera plus sa vie.

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